

















































FR
Melina Wicht nous confronte à une étrangeté, à une énigme profondément personnelle, enfouie dans ses origines maternelles. Elle interroge ce que signifie la généalogie lorsqu'aucune véritable transmission ne peut se faire par les mots. Elle explore tout ce qui advient lorsque l'on est, en quelque sorte, sourd et muet au milieu des échanges de sa propre famille, privé de certains moyens de perception, avec parfois le sentiment d'être effacé.
Elle propose une exposition et un livre où se rencontrent des images sensibles glanées au fil de ses déambulations dans les rues d'Athènes, des intérieurs esquissés porteurs de quelque chose de l'ordre d'un quotidien fragmenté ainsi que des portraits identitaires d'elle-même, de sa mère et de sa grand-mère.
Ces images sont mises en tension avec de courtes phrases dans les langues familiales qu'elle pratique, l'anglais et le français, puis transformées en grec en lettres gigantesques, inaccessibles, monumentales, presque monstrueuses. Melina Wicht rend ainsi saisissante cette tension entre l'évidence du lien et celle de la distance.
Elle donne à ressentir ce qui se désagrège avec les mots que l'on ne peut s'approprier, tout ce quidevient impossible à exprimer.
EN
Melina Wicht confronts us with a strangeness, a very personal enigma. Buried in her maternal origins. She confronts us with what genealogy means when there is no real sharing through words. To everything that happens when one is essentially deaf and mute among the exchanges of his relatives, deprived of the use of certain senses, sometimes with the feeling of being annihilated.
She proposes an exhibition and a book where sensitive images from her travels in the streets of Athens, some sketched interiors with something of the order of a shattered daily life and also identity portraits of her, her mother and her grandmother collide.
These images are set in tension with short sentences in the family languages she practices, English and French, and are transformed in Greek into giant letters, inaccessible, monumental, almost monstrous.
Melina Wicht thus renders scathing this tension between the evidence of the link and the evidence of the distance. She makes perceptible what disintegrates with the words that one cannot appropriate, of all that becomes inexpressible.


















































FR
Melina Wicht nous confronte à une étrangeté, à une énigme profondément personnelle, enfouie dans ses origines maternelles. Elle interroge ce que signifie la généalogie lorsqu'aucune véritable transmission ne peut se faire par les mots. Elle explore tout ce qui advient lorsque l'on est, en quelque sorte, sourd et muet au milieu des échanges de sa propre famille, privé de certains moyens de perception, avec parfois le sentiment d'être effacé.
Elle propose une exposition et un livre où se rencontrent des images sensibles glanées au fil de ses déambulations dans les rues d'Athènes, des intérieurs esquissés porteurs de quelque chose de l'ordre d'un quotidien fragmenté ainsi que des portraits identitaires d'elle-même, de sa mère et de sa grand-mère.
Ces images sont mises en tension avec de courtes phrases dans les langues familiales qu'elle pratique, l'anglais et le français, puis transformées en grec en lettres gigantesques, inaccessibles, monumentales, presque monstrueuses. Melina Wicht rend ainsi saisissante cette tension entre l'évidence du lien et celle de la distance.
Elle donne à ressentir ce qui se désagrège avec les mots que l'on ne peut s'approprier, tout ce quidevient impossible à exprimer.
EN
Melina Wicht confronts us with a strangeness, a very personal enigma. Buried in her maternal origins. She confronts us with what genealogy means when there is no real sharing through words. To everything that happens when one is essentially deaf and mute among the exchanges of his relatives, deprived of the use of certain senses, sometimes with the feeling of being annihilated.
She proposes an exhibition and a book where sensitive images from her travels in the streets of Athens, some sketched interiors with something of the order of a shattered daily life and also identity portraits of her, her mother and her grandmother collide.
These images are set in tension with short sentences in the family languages she practices, English and French, and are transformed in Greek into giant letters, inaccessible, monumental, almost monstrous.
Melina Wicht thus renders scathing this tension between the evidence of the link and the evidence of the distance. She makes perceptible what disintegrates with the words that one cannot appropriate, of all that becomes inexpressible.